ARPLE
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8, rue de Lille
92000 NANTERRE
Les
Histoires à Doigts,
Les
Histoires à Doigts font partie depuis toujours du répertoire des
conteurs : ce sont des récits courts, où les mains évoquent, par
leurs postures et leurs mouvements, comme des “marionnettes
naturelles”, les événements de l’histoire. Petit Escargot dort sera
représenté par un poing fermé, Il fait beau dehors (derrière,
l’autre main se lève comme un soleil)…
Ce mode narratif fait vivre en quelques instants, par une
articulation simple entre la parole et le geste, un récit complet
qui a ses personnages, son parcours, son sens, et sa portée
émotionnelle. Les mains, en passant comme des acteurs d’un
personnage à l’autre, (la main qui représentait le soleil va
représenter l’instant d’après, le nuage) acquièrent une dimension un
peu magique : c’est l’acte de métamorphose par le jeu de
l’imaginaire.
Ce genre
se situe au carrefour de deux familles : les Comptines, et les Jeux
de Doigts. Elles sont un spectacle en miniature : brièveté du
récit, concision et clarté de l’action, proximité et intimité entre
celui qui raconte et son auditoire… Ce sont des histoires à portée
de main… les mains de chacun.

Les
Histoires à Doigts nourrissent plusieurs dimensions du développement
du jeune enfant, et tout d’abord, son sens de l’observation et de
l’interprétation.
Quand
l’enfant commence à s’approprier les Histoires à Doigts, s’ouvre
alors pour lui tout un chantier d’explorations multiples :
psychomotricité, synchronisation de la parole et du geste, usage
métaphorique des mains, sens du récit et de la fiction…
En
psychomotricité fine, on peut remarquer la dissociation des deux
mains, distinctes et complémentaires, chacune évoquant un personnage
ou un élément du décor, avec une précision du geste dans sa forme et
dans l’espace. Les Histoires à Doigts recrutent aussi un sens du
rythme et du climat : pour que chaque personnage et chaque action
soit reconnaissable, l’enfant est invité à explorer des dynamiques
diverses et une expressivité variée de ses mains : la souplesse du
brin d’herbe, la rigidité de l’arbre, la lenteur de l’escargot, la
légèreté du papillon… allant jusqu’à des concepts abstraits comme le
temps qui passe, par la représentation manuelle du soleil qui se
lève ou de la nuit qui tombe. Au-delà d’une simple illustration de
la parole, ces chorégraphies modestes mais précises, apportent des
éléments nécessaires à la compréhension de l’histoire, et donnent
des indications du comment se déroule l’action, selon les qualités
du geste (vif, lent, brusque, aérien…)
Mais si
tout cela n’était que pour développer des capacités, l’ambition en
serait bien limitée. Ce qui fait la grandeur des Histoires à Doigts,
c’est que toutes ces compétences sont mises au service de
l’expression d’une sensibilité et de la part poétique que chacun
porte en soi.
Ce mode
d’expression invite à une relation fictionnelle entre soi et ses
gestes : c’est une partie bien réelle de son propre corps qui va
servir pour l’enfant de support à cette fiction, où les personnages
se font et se défont à la vitesse d’une illusion. C’est une
dimension métaphorique du corps. Et par la diversité des Histoires à
Doigts, et de leurs langages gestuels propres, les modes de
représentation sont multiples : du figuratif au très “transposé”
invitant à une lecture relative et toujours renouvelée du geste et
de son sens.
Les
Histoires à Doigts prennent les enfants par la main, pour les faire
cheminer sur les routes du récit et de l’imaginaire.
Le papillon s’envole à la fin de l’Histoire à Doigts, à l’école
publique
de Kg Chhneng
Ralph Nataf
Arple
février 2011
Public concerné Ces stages s’adressent aux éducateurs, personnels de la petite enfance, assistantes maternelles, enseignants, bibliothécaires, parents, etc.
Animateur : Ralph Nataf
Coût du stage 775 € par module de 6 heures, 430 € la demi-journée (3 heures).
Places limitées : 12 personnes