ARPLE
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8, rue de Lille
92000 NANTERRE
LONDRES
Londres, il y a 150 ans
Dans la Sélection Nouveautés 2011, à paraître le 30 novembre et
disponible au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à
Montreuil, cinq romans installent leurs héros (enfants,
adolescents ou jeunes adultes) dans le Londres victorien du XIXe
siècle.
Suivez leurs aventures et bonne lecture !

Jacqueline WILSON
ill. Nick SHARRATT
Traduit de l’anglais
Gallimard Jeunesse. 352 p., 13,50 €
Millie Plume, abandonnée à la naissance,
grandit heureuse dans une famille adoptive. À l’âge de 5 ans,
obligée de retourner à l’hôpital des Enfants Trouvés, elle
découvre un monde disciplinaire dans lequel les filles futures
soubrettes portent l’uniforme et n’ont droit qu’à un
enseignement minimum. Pour cette petite fille à la langue bien
pendue, à l’esprit rebelle et qui sait déjà lire et écrire, les
punitions vont aller bon train, d’autant qu’elle s’est mise à
dos la surveillante en chef madame « Grosderrière ».
Heureusement quelques adultes bienveillants et sa capacité à
s’inventer des histoires l’aideront à tenir. Cinq ans après,
lors de la fête du jubilé de la reine Victoria, Millie Plume
s’enfuit et se retrouve livrée à elle-même dans les rues d’un
Londres inconnu, prête à poursuivre son rêve : retrouver sa
vraie mère qui est (elle en est persuadée) l’écuyère d’un cirque
rencontrée lorsqu’elle vivait à la campagne.
À partir de 10-11 ans.
The
Agency
T2. Le
Crime de l’horloge
Traduit de l’anglais
Y. S. LEE
Nathan, 383 p., 14,90 €
Pour cette nouvelle mission, Mary doit se
déguiser en jeune garçon afin d’infiltrer le chantier de Big Ben
où un maçon vient de faire une chute mortelle : accident,
suicide ou meurtre ? Se faire accepter par les ouvriers n’est
pas facile, d’autant qu’elle passe aux yeux de la plupart pour
le petit protégé de l’ingénieur. Mais elle n’est pas seule à
s’intéresser à cette affaire, elle voit arriver le séduisant
James qui ne peut que la reconnaître ; et que veut exactement ce
journaliste qui rôde lui aussi dans les parages ?
Une intrigue qui se tient, même s’il y a
moins de rebondissements que dans le premier tome, et qui permet
à son auteur une description sans complaisance du Londres
populaire et misérable de la fin du XIXe siècle, une héroïne
sympathique, soucieuse de révéler qui elle est réellement au
risque de perdre l’amour du très conformiste James, tels sont
les atouts de ce roman à lire dès 11/12 ans.

T6.
Métro Baker Street
Nancy SPRINGER
Traduit de l’anglais
Nathan. 200 p., 13,90 €
Nouveau look, nouvelle identité et nouvelle
enquête pour Enola Holmes. Toujours aussi impulsive, décidée et
astucieuse, elle se lance à la recherche de la Duquesa
Blanchefleur del Campo, disparue alors qu’elle aidait une
vieille femme à descendre les marches menant au métro Baker
Street. Elle décryptera aussi le dernier message de sa mère
avant sa mort qui expliquera sa disparition et lui permettra de
la comprendre et de se réconcilier avec ses deux frères. Enola
clôt sa « carrière » en beauté mais surtout elle est le
porte-parole féministe du combat contre toutes formes de
contraintes, voire de tortures corporelles, au prétexte de la
mode ou des conventions sociales.
Une agréable lecture à partir de 11/12ans.

Mary HOOPER
Traduit de l’anglais.
Les Grandes personnes, 313 p., 17,50 €
À seize ans, Grace est seule au monde, avec
une sœur plus âgée destinée à rester à sa charge parce que
simple d’esprit. Lorsque le taudis, dont elles arrivaient tout
juste à payer le loyer, est démoli sur ordre d’Albert, le prince
consort, elles sont à la rue, et Grace accepte alors la
proposition qui lui avait été faite par un entrepreneur de
pompes funèbres, de servir de pleureuse - bien que cela implique
une séparation d’avec Lily qui, elle, sera domestique. Quand on
lui annonce que Lily est partie avec un palefrenier, Grace, sûre
qu’on lui ment, est prête à tout pour retrouver sa sœur.
L’auteur nous fait circuler dans le Londres
de 1861, celui de la misère et des fausses charités, des
bienfaiteurs qui s’enrichissent de la détresse de leurs
protégés, et découvrir les étranges modes du temps autour de la
mort. L’innocence et la beauté de Grace, la fidélité de son
affection fraternelle auront le dernier mot, comme dans les
romans de Dickens, que l’on rencontre d’ailleurs, un peu agacé
par la surenchère de deuil imposé par la mort du prince Albert,
qui l’a obligé à interrompre ses conférences !
Penelope Green
T1. La
Chanson des enfants perdus
Béatrice BOTTET
Casterman. 312 p. 15 €
Juste avant de mourir, James Alec Green a
brûlé un dossier devant sa fille Penelope, lui interdisant de
reprendre l’enquête. Pourtant la jeune fille passe outre car
elle rêve de faire ses preuves de journaliste - comme l’était
son père - et se lance dans l’aventure, avec une ignorance
totale des réalités sordides des quartiers pouilleux de l’est de
Londres, en ce XIXe siècle, où ses recherches la mènent. Un
jeune marin français, rencontré par hasard chez un bijoutier,
devient presque malgré lui, son garde du corps.
Un musicien impotent (mais est-il aussi
philanthrope qu’on le dit ?), un bijou orné de déesses
vengeresses, des cambrioleurs, des menaces, une bouleversante
chanson d’enfants perdus qui annonce des meurtres : où Penny
a-t-elle mis les pieds en voulant se rendre à Foxglove Court ?
Quel misérable secret sortira des bas-fonds ? On frémit pour
elle, on admire son audace, on se laisse aussi envoûter par
cette chanson d’enfants perdus qui donne un rythme au roman et
plusieurs fois déclenche le drame.
Penny décidée, imprudente et rebelle (car sa soif de liberté et d’indépendance l’expose aussi à l’opprobre du petit monde bourgeois duquel elle veut à tout prix s’échapper), est une héroïne que les lecteurs et lectrices découvriront avec un grand plaisir. Une suite est annoncée – aux États-Unis – et qui sera du voyage ? Un certain jeune marin français !